Les robots sexuels, ou sexbots en anglais, sont « tout artéfact utilisé pour la stimulation sexuelle possédant les caractéristiques suivantes : 1) Une forme humanoïde 2) Une capacité de mouvement similaire à l’humain 3) Un certain degré d’IA » (Danaher & McArthur, 2017). Mais depuis cette définition en 2017, la technologie a évolué à grands pas. Aujourd’hui, la sextech comprend les chatbots (IA sans incarnation physique), l’IA pornographique (avatar porno dirigeable), avec ou sans casque de VR (réalité virtuelle), les sextoys connectés, et bien sûr, les sexbots (IA avec incarnation physique robotisée)… Nous détaillerons ici les différents items de ce large domaine (en incluant les poupées sexuelles, mécanisées ou non), ainsi que les enjeux relationnels, éthiques, moraux, psychologiques, affectifs et sexuels. Puis, nous évaluerons les risques addictifs liés à ces technologies.
Aussi, il y a un an, l’Université de Nice a donné son accord éthique (AVIS n°2025-029) pour soutenir la première étude sur les utilisateurs de sexbots, sexdolls et chatbots sentimentaux et sexuels. Nous livrerons les résultats préliminaires de notre étude pour appuyer nos propos.
Pr Faredj Cherikh, Psychiatre-addictologue (Nice)
Mme Louise Paitel, Psychologue sexologue TCC (Marseille)
Réponses ADDICTO’Quizz
Les sextoys connectés peuvent être piratés : OUI
Les utilisateurs de poupées sexuelles ont davantage de traits psychopathologiques que le population générale : NON
Les bénéfices recherchés dans l’usage de ces technologies sont avant tout sexuels : OUI ET NON
Ces technologies sont addictives pour la plupart des utilisateurs : NON
Ces technologies représentent un potentiel thérapeutique avéré : OUI


